lun.

30

mars

2015

Henry Thomas and the "quills"

Peu connu, issu d'une famille d'esclaves affranchis, il eut une brève mais remarquable carrière à la fin des années 20 : né en 1874, Henry Thomas fut un pionnier du "Ragtime Texas Blues" ...

Sur les routes dès l'adolescence, il voyageait suivant les  lignes de chemin de fer, semi clochard, semi saltimbanque, divertissant sur son passage les employés du rail.


Outre la guitare, Thomas s'accompagnait de "quills", un instrument folklorique fabriqué à partir de roseaux de canne dont le son est similaire à la Zampona joué par des musiciens au Pérou et en Bolivie. Cet instrument cousin de la flûte de pan, mais originaire d'Afrique, était en vogue au début du 19ème chez les 1ère et 2ème générations d'esclaves des plantations du sud.

Henry Thomas a laissé à sa disparition en 1930 d'incontournables chansons qui seront reprises au début des années 60, telle "Honey just allow me one more chance", par Bob Dylan en 1963. Puis "Fishin 'Blues" enregistrée par le groupe folk-rock US Lovin' Spoonful en 1965,  et trois ans plus tard, en 1968, par Taj Mahal pour un de ses premiers albums.

"Bull Doze Blues", fut retravaillée par le pianiste Johnny Miller en 1927 qui en ré-écrit les paroles.... "Going up the country", réarrangée par le groupe de blues-rock Canned Heat apparaîtra en version live dans le film "Woodstock".

Enfin (pour ne citer que les essentielles), "Don't ease me in" reprise par Grateful Dead sur leur album "Go to heaven"....

Son dernier enregistrement daterait de 1929, l'année précédant sa disparition.